CAN ALEGRIA : UN ANCIEN CABARET DEVENU RESTAURANT

écrit par crobalo
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restaurant CAN ALEGRIA.salle-hauteur

RESTAURANT CAN ALEGRIA

Juste derrière Pigalle, Marc-Antoine Colonna et Matthieu Lecomte ont ouvert un nouveau lieu où ils revisitent la cuisine méditerranéenne.

Dans les années 30, Piaf chantait dans les sous-sols de cet ancien cabaret. Déserté par la Môme, cette institution est devenue un « bar à filles » avant de se transformer en spot à striptease, peu fréquentable, pour baisser le rideau définitivement il y a 2 ans.

Deux amis, rencontrés sur les bancs de l’école, décident de relever le défi de ce quartier en pleine mutation et quittent leurs jobs respectifs.restaurant CAN ALEGRIA-marc-antoine-et-matthieuAux fourneaux, Marc-Antoine Colonna. Ce corse d’origine, élève de l’école Ferrandi, a fait ses classes auprès du chef Nicolas Leclercq et sa table étoilée L’Orée de la Forêt avant de rejoindre les établissements d’Alain Ducasse où il terminera son apprentissage. Il emmène ses couteaux sous le soleil d’Ibiza, à La Olivia, où il sert déjà une cuisine aux accents du Sud.

En salle, c’est Matthieu Lecomte qui officie. Après une carrière dans le web, il se lance dans la restauration en achetant son premier restaurant, le bistrot Le Petit Village, situé dans le 17ème arrondissement de Paris où on aime venir prendre une petite mousse autour d’un plateau de fromage.

Après plusieurs mois de travaux supervisés par l’architecte et décoratrice Elodie Ricord, Can Alegria est enfin là.

On n’échappe pas aux chaises en osier, aux fauteuils en velours bleu, à l’accumulation de plante vertes et aux tables en (faux) marbre et laiton. C’est beau, accueillant et tous les cases répondant au design « Instagrammables » sont cochées.
Mais on n’est pas là pour la déco.restaurant CAN ALEGRIA.salle-hauteur
Dès la porte franchie, on est accueilli par Matthieu.
De nombreux anglophones, quelques asiatiques et un couple de jeunes femmes polonaises se mélangent à une clientèle d’habitués.
Véritable pile électrique, le maitre de la salle virevolte entre les tables avec un petit mot pour chacun, soit pour offrir à boire, soit pour donner une explication sur la carte.

Et c’est justement cette dernière qu’il nous tend en nous précisant qu’elle change en fonction des produits de saison.

Je suis attirée par le bar au fond du restaurant, où un mixologue agite son shaker. Je me laisse tenter par un des breuvages à la carte. Beaucoup de citron, un peu de fleur de Sureau, de la menthe et du Prosecco, un mélange un peu hasardeux pour le Hugo qui ne m’a pas totalement convaincu.

Mais bref, passons à la carte.    

Ce jour-là, les asperges côtoient un bar grillé, un céviche et un carpaccio de bœuf. Mais on retrouve le classique et très tendance poulpe et le chou-fleur rôti.
C’est ce dernier que je choisis de goûter en entrée. Le chou débarque rôti et croustillant dans une robe d’épices avec une sauce Tahini au sésame. Servi très généreusement, je n’arrive pas à bout de la bête.restaurant CAN ALEGRIA-chouxfleurMa fille, Violette se laisse tenter par une des spécialités de la maison : le Céviche de truite. Celui-ci était servi avec du fenouil et de la mangue, très frais, et joliment présenté dans de belles assiettes.On poursuit avec les plats. Sept propositions, avec une autre spécialité du Chef, la cuisson basse température.
Assez pointilleuse sur la cuisson du poulpe, je suis curieuse de voir comment cette méthode s’applique à mon plat. Et c’est avec joie que je savoure l’animal qui a cuit pendant 4 heures. Ultra tendre à cœur et craquant sur le dessus, un sans-faute pour mon petit péché mignon!restaurant CAN ALEGRIA-poulpe-grillé. MadameCrobalo
Autre plat phare du restaurant, la souris d’agneau, cuite pendant 7h avec des raisins, des abricots et des petits légumes. Là encore, la cuisson est parfaitement maitrisée et la viande se détache de son os en douceur.restaurant CAN ALEGRIA.agneau de7h.

Et pour finir sur une note sucrée, on doit tendre l’oreille pour écouter Matthieu qui les récite. Les desserts ne sont pas sur la carte,  c’est selon l’humeur du jour et l’envie de Marc-Antoine. J’opte pour le baba au rhum, divin, accompagné de quelques graines de grenade et de chantilly. Ma fille tente la crème brulée à la pistache. Du fruit sec, elle n’en aura que la couleur, le goût reste classique, mais délicieux.restaurant CAN ALEGRIA.baba. MadameCrobaloCoup de cœur, pour la salle privatisable, nichée au sous-sol du restaurant, juste derrière les cuisines. Avec sa grande table en bois brut qui peut accueillir jusqu’à 12 convives, ses animaux exotiques qui squattent le papier peint et les vitraux, le décor des tubes d’Edith Piaf, on s’y sent bien. restaurant CAN ALEGRIA.salle sous-solCan Alegria fait honneur à la cuisine méditerranéenne avec des plats inspirés de la Corse, de l’Espagne ou du Liban… Un voyage gustatif pour une cuisine créative, soutenue par un service très attentionné.

 

Infos pratiques :
Ticket moyen/pers:  40€.

Du mardi au samedi de 19h à 1h du matin
Le dimanche de 11h30 à 14h30.
Can Alegria 
73 Rue Jean-Baptiste Pigalle, 75009. Paris 
Ⓜ️ Pigalle

 

 

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